lundi 10 décembre 2007

Ce qu'ils attendent de leur banquier


de g à d : Xavier FRAISSE, André MOREL, Robert HEURE (Conseiller) et Christophe GALLEGO (Responsable Espace Pro TARBES)

Chacun nous pense de prime abord que ce qu’attend le créateur ou le repreneur de son banquier, c’est un prêt le moins cher possible et aux garanties les plus faibles possibles. C’est en partie vrai, du moins au départ, mais au fil des rencontres, « le fameux tour des banques », d’autres éléments entrent rapidement en jeu et vont peser dans la décision finale :

Pour Gilles CAYROLLE,
"sur la reprise de 2IRS, j’ai aussi fait plusieurs demandes :
1 - BP (mon ancienne banque) : mauvaise proposition (problème de garanties, d’apports), je me suis réellement demandé s’ils avaient envie de travailler encore avec moi !

2 - Crédit Agricole (Christophe BOUZIGUES, Agence PRO de TARBES). L’approche a tout de suite été bonne, il m’a inspiré confiance et s’est réellement intéressé au projet. Un partage d’informations a eu lieu, tant au niveau des chiffres (aspect financier, comptable) que sur le plan qualitatif".

Pour André MOREL et Xavier FRAISSE, leur choix s’est fait de la manière suivante :

" 1 - Qui croit le plus en notre projet ? En nous ? On a présenté un prévisionnel avec 45 à 50 % d’augmentation de chiffre d’affaires, certains n’ont pas osé suivre.

2 - La rapidité d’intervention et de décision : au crédit agricole, on a eu la réponse sous 1 semaine seulement, la proximité géographique a également pesé

3 - La dimension conseil : on avait un besoin de 70 K€, avec un apport de 15 K€. Au crédit agricole, aucune caution n’a été nécessaire, ce que nous souhaitions (nous voulions de l’autonomie vis à vis de notre famille).

On le voit bien, aux aspects quantitatifs (taux, garantie) de départ viennent s’ajouter d’autres, plus qualitatifs, qui relèvent tant de la compétence de la personne rencontrée à la banque que du relationnel qui se tisse avec elle : il faut que le courant passe et que la confiance s'intalle.

mardi 4 décembre 2007

Les professionnels de la boulangerie créent l'évènement

Noël approche a grand pas. La Fédération de la Boulangerie par la voix de Christian SOTTOU, son secrétaire général et en collaboration avec la CM64 organise l’opération "Bûches de Noël" fabriquées par les apprentis du CFA de Pau. Cette opération aura lieu :
ð Au Pays Basque le 12 décembre animé par René ETCHEVERRY
ð En Béarn le 13 décembre avec la participation du groupe Nadau
Radio Bleue Béarn et Radio Pays Basque relayeront cet événement avant Noel. La Fédération de la Boulangerie sera aussi actrice du Téléthon 2007 avec distribution de viennoiserie

Jeux pour les jeunes :http://www.devenirboulanger.com/
Informations : http://www.boulangerie64.org/


Monsieur SOTTOU insiste sur le gros travail de Communication réalisé depuis 20 ans dans le secteur artisanal de la Boulangerie sur les valeurs de l'artisanat et sur la qualité de ce travail. Le gros investissement de Communication qui a été fait autour de ces valeurs a permis aux artisans Boulangers de maintenir 73% de parts de marché ( 200 000 boulangers, 140 000 salariés ) ne laissant donc à l’industrie que 17% de PDM («Points chauds »)

La fédération de la boulangerie accompagnement les repreneurs à plusieurs étapes :

¤ De la Production de qualité avec une aide au niveau de l’organisation du travail
¤ L'appui à la gestion : Capacité du Repreneur à comprendre son CA etc…
¤ De la Commercialisation avec un service spécialisé de « Conseil en Vente »
¤ De la Communication avec la diffusion massive du logo bleu synonyme de QUALITE

Le succès des artisans boulangers en France n'est donc pas le fruit du hasard, derrière une profession qui en apparence "profite" d'une tradition de consommation bien ancrée, c'est toute une branche, organisée et dynamique, qui travaille dur pour maintenir un haut niveau de qualité ... et le faire savoir !

vendredi 30 novembre 2007

La préparation du dossier PROJET : INTERNET, un outil performant !


André FRAISSE et Xavier MOREL ont choisit INTERNET et le site de l’APCE (Agence Pour le Création d’Entreprise) : http://www.apce.com/ pour préparer leur projet, complété par l’analyse d’un comptable et de leur conseiller bancaire.

André : « Je me suis beaucoup appuyé sur le site de l’APCE : apce.com qui regorge de documents et d’outils pour préparer son projet. Un comptable, recommandé par un ami, nous a aidé à mettre en forme les différents éléments, pour constituer un dossier complet de présentation. On a vu le crédit agricole en septembre/octobre, la chambre de commerce également, on a monté un dossier pour bénéficier de l’ACCRE (exonération de charges sociales). J’ai aussi bénéficié d’un bon soutien familial, c’est important. »

Le site de l’APCE est, en effet, très complet et pratique d’utilisation. Le repreneur peut accéder rapidement aux informations qui l’intéressent, grâce à une système de fiches thématiques. Il trouve réponse à ses questions dans un espace FORUM, mais aussi des BLOGS mis à disposition des créateurs repreneurs où s’échangent idées, astuces à partir d’ exemples concrets. Le site est également alimenté par l’actualité fiscale, sociale, juridique, les manifestations en cours dans les régions…

Bref, un site incontournable pour tout créateur et repreneur…

mercredi 28 novembre 2007

Xavier et André : l’opportunité d’une rencontre

Je vous présente André MOREL, 36 ans et Xavier FRAISSE, 31 ans. Anciens collègues salariés du même restaurant, ils ont décidé un jour de croiser et réunir leur trajectoire.

Témoignage :
André : « ça faisait 10 ans que j’étais salarié dans la restauration (service en salle), j’avais envie de créer, et une idée assez précise de ce que je voulais faire. J’ai proposé à Xavier une association, on avait une certaine affinité mais surtout une complémentarité, d’abord technique (il est cuisinier, je m’occupe de la salle) mais également de caractère : On a la même façon d’appréhender les évènements, mais avec des points de vue différents. En général dans les restaurants, c’est la guerre entre la cuisine et la salle, on en avait assez de cette façon de travailler, on voulait donner de la cohérence à
notre métier
et à ses différents aspects.
Xavier FRAISSE (gauche)
André MOREL (droite)

Nous avons eu vent d’une opportunité de reprise sur TARBES par bouche à oreille : un restaurant plutôt ouvrier, tenu par un couple depuis 23 ans, avec 1 serveuse pour seule salariée. Le prix n’était pas très cher, l’emplacement était bon. On s’est donc décidé pour cette reprise ».

Aujourd’hui, la SARL LA SABLIERE accueille sa clientèle sur la zone industrielle d’Ibos, clientèle de bureau le midi, familiale le soir. Ils ont rompu avec le style de restauration des prédécesseurs … et ça marche !

Je vous invite à découvrir leur histoire ces prochains jours.

vendredi 23 novembre 2007

Comment gagner la confiance des salariés de l’entreprise à reprendre


C’est un des points qui suscite chez les repreneurs le plus de craintes : Comment vont-ils réagir ? Comment leur dire ? A quel moment faut-il que j’apparaisse ? Je ne crois pas qu’il y ait une recette reproductible à toute situation. Parmi les ingrédients indispensables, je pense qu’il doit y avoir de l’écoute, de l’observation, de la délicatesse, mais aussi comme le souligne Gilles CAYROLLE de l’humilité : « Comment je m’y suis pris ? Par la confiance réciproque, j’ai été bosser avec eux, je me suis promené dans l’atelier en discutant avec chacun d’eux, j’ai posé une table au milieu de l’atelier et mis mon portable dessus, le bureau de chef, c’est pas mon truc … je le laisse à mon comptable quand il vient ! Je les ai progressivement amenés à m’exprimer leurs idées, à leur donner le goût de travailler en équipe soudée. Je n’impose rien, je reste ouvert à la discussion, il faut savoir rester humble (ils ont en moyenne un âge supérieur au mien). Aujourd’hui les résultats se voient déjà : ils parlent beaucoup plus, entre eux et avec moi. On a fait un travail autour d’un nouveau logo, le choix a été collectif, il fallait les impliquer. J’ai récemment délégué une partie de la responsabilité technique sur une personne, pour moi-même me consacrer plus à la partie financière et comptable … avant le patron faisait tout. »

Il ne faut jamais oublier que le savoir faire, le savoir être et l’expérience que porte chacun des salariés font partie de ce qu’il est courant d’appeler aujourd’hui le « capital immatériel » de l’entreprise. Ce capital, vous allez, ou l’avez peut-être déjà acheté. Sachez donc le préserver en donnant à votre intégration dans l’entreprise une vraie dimension sociale.

vendredi 16 novembre 2007

Fleurance au coeur de la création reprise dans le Gers













DE g à d : M. TISSOT (RSI), M. SALVAGNAC (SCOP) et M. BOUBEHA (CM32)

De g à D : M DELACHOUX (CM 32), C. PARADIS (Crédit Agricole PG),
A. DARTIGUEPEYROU (MPyr Entreprendre)
, B. DISCORS (BNP), Ph; BAYLE ( BPOccit)

Le 13 novembre, Fleurance a accueilli les porteurs de projets de son territoire autour du thème de la création reprise d'entreprise. Les partenaires des futurs chefs d'entreprise : banquiers, organisme sociaux et comptables sont venus exposer en détails les composantes du projet.

L’introduction de Mr DELACHOUX Directeur adjoint Chambre des Métiers 32 nous a prouvé que la Communauté de Communes de la Lomagne Gersoise a déployé beaucoup d’énergie en faveur du développement économique : Ateliers relais, Création de zones d’activités, Pépinières d’entreprises, soutien aux OMPCA notamment sur Fleurance et Lectoure

Sur les 5 pôles d’excellence rurale dans le département 32 , le pôle Lomagne est un des plus dynamique. Grâce aux efforts de tous, l’activité économique en Lomagne entre 2006 et 2007 s’est soldée par la Création Reprise de 169 entreprises.

Monsieur OLIE nous a ensuite rappelé le rôle important joué par la plate-forme « France Initiative » du Gers nommée « Initiative Artisanale Gersoise » en lien étroit avec la Communauté de Commune et qui accompagne les Créateurs dans le projet de leur vie.

Monsieur Raymond VALL, Conseiller Régional, Président du Pays des Portes de Gascogne et Maire de Fleurance félicite les élus car sur 169 créations , le solde reste positif puisqu’il est de 86 entreprises actives si l’on tient compte des radiations.

Tout ce dispositif d’accompagnement ainsi que le PRIT « Programme Régional d’installation Transmission » qui a pour objectif d’aider les installations hors cadre familial devrait trouver preneur !


Debout : M. OLIE (CM 32), à dr. R. VALL (Maire Fleurance)
Jean François RENOUX et Serge ARQUIER
Crédit Agricole - Agence de Fleurance














Pour plus de renseignements, vous pouvez consultez ces sites :

mercredi 14 novembre 2007

PG fait son EXPO

Au sein d'une entreprise de la taille du Crédit Agricole, difficile souvent de savoir ce que font vraiment les collègues (ou même tout simplement de les connaître !), quels sont les projets en cours d'élaboration, qui travaille sur quoi ... Vendredi après-midi, tout le monde, salariés, administrateurs, s'est donc retrouvé au Parc des Expo de PAU pour un moment de rencontre, de curiosité, de plaisir et bien souvent de rires !
Ce fut en tout cas le cas sur le stand de "L'île de la création" où ceux qui le souhaitaient ont pu rencontrer 2 responsables d'espace PRO : Marie Annick MOURGUIART pour Bayonne et Christophe GALLEGO pour Tarbes, l'équipe du marché "Offre Agriculture et Professionnels", mais aussi Sandra FERRACI et Véronique LAFFAURIE de la SIAGI. Nous les remercions tous chaleureusement pour leur implication et leur disponibilité.
Toute l'équipe d'OAP tient à également à vous remercier pour votre visite sur notre stand, votre participation au jeu qui nous a fait découvrir quelques facettes de la création reprise d'entreprises sur notre territoire, tout cela dans les rires et la bonne humeur, et les moments d'échanges que nous avons eu.

Merci également aux organisateurs de cette après-midi, qui fut pour tous je pense un moment agréable d'échanges, et grâce à laquelle pour les nouveaux comme moi, beaucoup de noms portent désormais un visage !

Et enfin, un grand BRAVO à notre championne : Geneviève PIQUEMAL (Gestion opérationnelle du personnel), qui a gagné à notre jeu grâce à beaucoup de concentration et une forte persévérance !



vendredi 9 novembre 2007

Un bon réseau pour entreprendre : l’association des anciens élèves de son école


Eh oui, on n’y pense pas toujours, mais avant de se précipiter à la chambre de commerce de son département, ce peut être une bonne idée que d’échanger sur son projet avec d’anciens copains de classe. D’abord, le contact est tout de suite facile « on est en quelque sorte de la même famille ! », certains ont sans doute déjà créé leur entreprise et ont plein de conseils à vous donner, de personnes à vous faire rencontrer, et puis il y a la proximité du corps enseignants, avec certains qui n’hésiteront pas à vous accordez quelques instants pour monter un dossier « béton ». Gilles CAYROLLE nous raconte comment il a retrouvé utilement son passé estudiantin : « J’ai consulté les listing d’entreprises à reprendre de l’ESC PAU (je suis toujours resté en contact avec l’association des anciens élèves et j’en suis même actuellement le trésorier). J’ai très vite repéré cette PME de 8 salariés : 2IRS, et ai pu facilement me mettre en contact avec son comptable, membre de l’association des anciens élèves. J’ai pris toute sorte de renseignements : Union des Entreprises de Tarbes, bilan, extrait Kbis et j’ai fait un travail « en sous-marin » de connaissance approfondie de cette entreprise, avant même d’en rencontrer le cédant. J’ai étudier le dossier avec un professeur de l’ESC PAU. Cette partie a pris 6 mois : partie financière (comptable, prof), partie commerciale (avec mon frère) et partie stratégie. »

Certaines écoles font même de leur association d’anciens élèves un atout de réussite professionnelle pour leur étudiants. A ma connaissance, les Arts et Métiers excellent dans cette dynamique, mais il y en a sans doute beaucoup d’autres.

mercredi 7 novembre 2007

Sur les traces de Gilles CAYROLLE ...


Je vous présente Gilles CAYROLLE, 33 ans, pas moins de 5 expériences professionnelles "salariées" à son actif, qui depuis à peine 3 mois a repris une entreprise de 8 salariés sur TARBES : 2IRS, dans le secteur informatique, plus particulièrement des systèmes réseaux.


Son parcours est assez sinueux, mais lui a permis finalement d’emmagasiner de multiples connaissances et expériences, de rencontrer de nombreuses personnes. A l’origine, Gilles a passé un Bac éco. A TARBES, puis embrayé sur un BTS Compta Gestion. Il a travaillé 1 an en cabinet comptable, puis repris des études à l’ESC PAU sous mode apprentissage.
Son stage chez ALSTOM à TARBES (projet TGV) le passionne. Son diplôme en poche en 2001, il n’a pu rester chez ALSTOM. Il est alors parti à PARIS chez BOUYGUES en contrôle de gestion mais n’y est resté que 8 mois pendant lesquels il a néanmoins connu l’expérience asiatique en Chine.

Il est ensuite entré dans une SSII (CS Communication et système), toujours en contrôle de gestion, puis c’est le retour dans le sud ouest, à PAU chez TOTAL (Intérim pendant 2 ans).

Après ces expériences « grandes entreprises », il ressent un besoin de proximité vis à vis de l’entreprise, de son travail, de ses collaborateurs, des zones de décision.

Il se lance alors en 2005, dans la création de « Office% ». L’objet est la distribution exclusive de consommables pour l’informatique en France, pour le compte d ‘une société implantée en Chine, et pour laquelle son frère est le responsable de la zone Europe. Les clients sont des grossistes.

L’aventure du travail en mode entrepreneurial lui plait, il veut rapidement aller plus loin, reprendre une entreprise dans la région de TARBES (un retour aux sources !). Il reprend contact avec l’ESC PAU, repère l’oiseau rare, et c’est parti … mais au terme d’une réflexion longue, méticuleuse, fouillée. Gilles va nous emmener sur ses traces et nous faire partager SA vision de la reprise d’entreprise, mais aussi du management.

A suivre …

mercredi 31 octobre 2007

Changement de génération ... Produire moins mais mieux





Nous avons découvert il y a 15 jours Elodie LOUSTAUNAU et son projet ... voici la suite.

Un des problèmes majeurs en agriculture aujourd’hui, c’est de produire suffisamment pour vivre de son activité, tout en respectant l’environnement et les contraintes dictées par la réglementation.

Elodie n’a pas hésité. Là ou beaucoup auraient préféré produire plus et chercher des solutions pour gérer ce qu’il est convenu d’appeler les « effluents d’élevage », elle a choisi de diminuer le volume d’activité. Elle a fait le pari d’un revenu mieux assuré par la transformation de sa production, que par les quantités, l'investissement pour créer un atelier de transformation et de conditionnement était de surcroît moins onéreux que les dispositifs de gestion des déjections.Aujourd'hui, Élodie a construit un laboratoire fonctionnel, elle reçoit ses clients dans un cadre très agréable, dans l'ancienne maison d'habitation, en organisant les ventes à des heures programmées et propose d'excellents produits. Pour l'instant, c'est le bouche à oreille qui lui permet de vendre toute sa production. En utilisant d'autres circuits de commercialisation (foires, marchés, déposants, internet …) elle peut envisager sereinement de transformer beaucoup plus de porcs.
Le conseil d'Élodie aux candidats à l'installation en agriculture : « Mettre l'accent sur la formation scolaire et professionnelle qui permet d'avoir une bonne vision du métier d'agriculteur. S'ouvrir aux autres sur le plan professionnel et hors professionnel.»




Martine BRUSQUE, sa conseillère financière en installation nous donne son sentiment :

« Quand j'ai rencontré Élodie et son Père pour la première fois j'ai été agréablement surprise de voir une toute jeune femme déterminée sur le fond d'un projet, qui échangeait beaucoup avec son père. Visiblement très claire dans sa tête, elle avait tout de même un peu de mal à passer à la mise en forme. Par mon expérience sur d’autres installations, je pense l’avoir éclairée. Elodie est sur de très bon rails. Elle a de réelles perspectives de développement et est un exemple de détermination, de motivation et de passion pour ce métier qu’elle a d’abord choisi pour ses qualités de travail et de vie.