jeudi 11 octobre 2007

S’entourer, rencontrer d’autres créateurs, d’autres chef d’entreprises, c’est nécessaire, oui mais OU et COMMENT ?



De gauche à droite : Thomas Chaudron, Fernando CUEVAS (Sup de Co) et
Philippe AGEST (président section Pau Béarn)


Thomas CHAUDRON nous a présenté mercredi soir, lors d’une conférence au SUP de CO Pau, le CDJ, Centre des Jeunes Dirigeants. Apolitique, laïc, cette formation se veut être à la fois « lieu de rencontre d’échanges en pairs » et « mouvement de promotion d’idées sur des valeurs partagées par les adhérents ». Le CJD est un mouvement patronal qui a plus de 70 ans. Ses valeurs gravitent autour d’une idée maîtresse : « Mettre l’économie au service de l’homme et non l’inverse ».

A la tête du centre au niveau national, Thomas CHAUDRON, 33 ans, est un autodidacte. Il a créé sa propre entreprise à 23 ans … imitant « simplement » son père qui l’avait fait quelques années auparavant. « Le CJD est une bonne école pour être dirigeant d’entreprise aujourd’hui, on arrive avec ses propres problématiques … on repart avec celles des autres, en ayant toutefois obtenu des réponses à ses questions ». Mais le CJD ne s’arrêt pas là, il est force de proposition au niveau national de mesures économiques, sociales, environnementales pour que l’entreprise assume pleinement son rôle d’acteur majeur de notre société. Saviez-vous par exemple que c’est le CJD qui a inventé l’apprentissage en 1950 !

Aujourd’hui, 11 propositions "pour un libéralisme socialement responsable" très concrètes sont mises en avant et défendues dans les groupes de réflexions au niveau national. J’en retiendrai 2 :

* Faire des contraintes environnementales des opportunité de développement : La France devrait être un pays leader dans le développement économique associant les principes de respect de l’environnement. Au lieu de cela aujourd’hui, nos éoliennes sont fabriquées au Pays Bas ! Le CJD propose que chaque entreprise consacre 1% de son résultat net dans des actions de développement durable. Malheureusement, cette mesure n’a pas rencontré pour l’instant d’écho positif, trop mesurée pour certains, trop contraignante pour les autres.
* Passer dans les rapports sociaux dans les entreprises de la défiance à la confiance : Accorder un droit à l’expérimentation sociale, en s’autorisant, tous partenaires concernés en accord, des entorses expérimentales à la législation sociale, pour trouver au local des solutions innovantes et originales aux problèmes rencontrés.

Cette présentation, trop succincte au vue de l’étendue des chantiers du comité, montre comment des dirigeants peuvent, au delà de leur entreprise, construire et proposer des idées pour eux et pour l’ensemble de la société professionnelle.

Vous pouvez consulter leur site : http://www.cjd.net/

mardi 9 octobre 2007

Après le Speed Dating… le Speed Business Meetings*

Se tient en ce moment à Paris (malheureusement pour nous) le Salon des Micro entreprises 2007, rencontre annuelle entre créateurs d’entreprises, dirigeants de PME et TPE (Très petites entreprises) et tous les professionnels de l’accompagnement entrepreneurial.

Dans l’esprit « mieux vaut être bien entouré pour réussir sa création », les organisateurs s’emploient à favoriser la rencontre entre créateurs, professionnels et clients prospects par des forums, des conférences débat. L’originalité est un maître mot, j’en donne pour preuve ce « récital pour petite entreprise » mercredi 10 octobre, ou David SALAMONIAS, pianiste de renom, conjuguera son talent à celui d’Antoine BEBE, coach de dirigeant, pour « décoder en musique ce qui fait la créativité et la virtuosité relationnelle d’un chef d’entreprise ».

Autre nouveauté : le Speed Business Meetings*, comprenez les « rencontres rapides d’affaires ». 30 minutes pour convaincre un futur client, un futur partenaire … et ça marche !!!

Programme très alléchant en tout cas, qui devrait inspirer nos organisateurs locaux d’évènements autour de la création et reprise d’entreprise.

Pour en savoir plus, je vous invite à vous rendre sur le site :
qui contient, outre le programme de cette manifestation, une mine d’information tirés entre autre, d’une étude sur la création d’entreprise en France.

* Marque déposée de Planète micro-entreprise

vendredi 5 octobre 2007

Ma trésorerie est tendue …. Que faire ?

Comme dans toute pathologie, il est de bon ton d’identifier tout d’abord le mal. Un trou dans sa trésorerie peut en effet naître de plusieurs phénomènes :


  • Votre chiffre d’affaires est toujours au même niveau, mais vous avez laissé filer ces derniers mois les encaissements, vos impayés s’accumulent par manque de temps ou de rigueur. Prenez une bonne heure pour faire le point de ce qui est à rentrer : certaines factures ne nécessiteront qu’un coup de fil, d’autres des relances écrites. Sachez qu’il existe aussi des solutions bancaires d’affacturages ou d'escompte qui rapidement vous donneront l’oxygène nécessaire pour passer un cap tendu. Le crédit Agricole Pyrénées Gascogne a récemment innové sur le point en proposant « créances service ».
  • Votre chiffre d’affaires baisse, alors que vous avez le sentiment de trimer toujours autant. Il est sans doute temps de faire un calcul précis des coûts de revient de vos produits ou services, et de les comparer à vos prix de vente : 2 solutions ensuite, soit augmenter vos tarifs (si la concurrence vous y autorise), soit chercher à diminuer vos coûts.
  • Votre chiffre d’affaires baisse … et votre niveau d’activité aussi. Danger ! C’est le moment de prendre votre bâton de pèlerin et partir sillonner la campagne à la recherche de chantiers, de nouveau contrats, ou de renouveler votre gamme de produits … attention, le manque d’anticipation risque quand même de peser lourd....
  • Votre chiffre d’affaires augmente, vous avez pris de récents « gros chantiers » valorisants pour votre entreprise, mais qui demandent d’importants moyens humains et matériels. Un coup de fil à votre banquier s’impose pour trouver avec lui LA solution de financement la plus adaptée à cette « mise de fond » : ouverture de crédit, court terme ….

    A chaque mal son remède, mais je serai plutôt partisane d’une médecine à l’orientale … version préventive. Une trésorerie, ça se gère par anticipation, pas au jour le jour !

mardi 2 octobre 2007

Transmettre son entreprise, ce n'est pas si compliqué !

Telle était le thème annoncé de cette matinée du 2 octobre à la CCI de PAU, dans le cadre des "MARDIS d'ENTREPRENDRE". Une trentaine de cédants sont venus assister aux diverses interventions des professionnels de la transmission d'entreprise : expert comptable (Yannick LE GARRERES), banquiers (Patrick LANOS, responsable cellule transmission capital-développement au Crédit Agricole Pyrénées Gascogne et Caroline PAJOT, Banque de Gestion Privée Indosuez - BGPI).
Il est vrai qu'à les écouter, la transmission est finalement une histoire de bon sens : qu'est-ce que je veux transmettre (les parts de ma société ? mon fond de commerce ? ), à qui vais-je le transmettre (mes enfants ? repreneur non familial ? ), quelles sont mes priorités (maintien de mon revenu ? Une entreprise qui se poursuit dans de bonnes conditions ?). Ca se complique quand même quelque peu quand on entre dans le vif du sujet : combien vaut mon entreprise (matériel, immatériel) ? A quelle fiscalité serai-je soumis ? Comment bien utiliser les dispositifs fiscaux actuel en vigueur pour faciliter la cession ? Comment trouver un financement adapté pour mon repreneur ? Quelles garanties pour lui ? A ce stade, comme l'a largement souligné Chantal CASAMAYOU (qui a cédé son entreprise de service santé l'an passé, accompagnée par le Crédit Agricole, la BGPI, son expert comptable et son notaire), mieux vaut ANTICIPER et bien S'ENTOURER.
Quelques chiffres en vrac :
  • Dans les 5 ans qui viennent, 20 % des entreprises vont changer de mains
  • 96 % d'entre elles ont moins de 20 salariés
  • 50 % des cédants potentiels ont une préférence pour un repreneur individuel
  • 50 % des entrepreneurs ne souhiatent pas céder à un membre de leur famille.

La transmission des entreprise va devenir à très court terme un enjeu majeur de développement des territoires. Les collectivités publiques, les professionnels l'ont bien compris et travaillent déjà de concert pour proposer aux repreneurs un conseil global, personnalisé, ou chacun apporte son expérience, son expertise et son point de vue pour une relation de qualité et un résultat à la hauteur des exigences de chacun, cédant et repreneur.


jeudi 27 septembre 2007

Le TRIANGLE de SIGAULT : dénouement

Mais quel est le point d'orgue de notre Saga de la rentrée : le Triangle de SIGAULT ? Le suspens est insoutenable, je sais, pour celles et ceux d'entre vous qui vous êtes plongés dans cette épopée. Votre patience va être récompensée !! (Pour ceux qui ont raté quelques épisodes, on retour en arrière sur le Blog s'impose !)Plus rare me dire-vous, voire impossible : le sujet coupé de tout ! Bien-sûr vous en conviendrez, il importe à tout un chacun (surtout créateur) d’être à la fois ouvert à son environnement social, et au réel, et heureusement. Toutes les dispositifs d’accompagnement (études de marchés, plan de financement, rencontres professionnelles) servent d’ailleurs à cela. Le danger vient plus tard, quand on prend confiance en soi, parce que les premiers résultats sont bons et que l’on se souvient des mises en garde trop sévères de son entourage, ou de ses craintes aujourd’hui injustifiées sur son analyse du réel … « Heureusement que je ne les ai pas écoutés » se dit-on …, ou encore « j’ai bien fait de suivre mon intuition… ». Attention à ce stade à ne pas prendre trop de hauteur sur les évènements, de lâcher les freins par excès d’assurance, d’autant que c’est à ce moment là que le chef d’entreprise est plus seul et donc moins confronté aux autres et risque de s’égarer sur des chemins hasardeux. Pour la petite histoire, une coupure totale du sujet au réel et à son champ social, c’est … l’aliènation mentale, le délire personnel, la folie. Mais vous avez raison … ça n’arrive qu’aux autres !

Conclusion : Garder les pieds sur terre !

Le triangle de SIGAULT est emprunté aux théories de la psychologie du travail, et surtout de la dynamique sociale dans les milieu de travail. Les coupures dont je viens de faire état sont bien-sûr, si elles sont radicales, de l’ordre de la pathologie. Sans en arriver là, je crois quand même que ce concept éclaire bien le double ancrage que chaque créateur, chaque repreneur doit préserver, équilibrer entre le réel de son projet (ce qu’il voit, ce qu’il sent, la lecture des données terrain, de marché, ses interprétations …) et l’image du projet renvoyée par son entourage, qu’il soit professionnel ou personnel, telle celle reflétée par un miroir.

Cela revient en somme à toujours garder à l’esprit le recul suffisant pour à la fois enrichir le réel (la lecture que l’on en fait) grâce à l’apport de son entourage, mais aussi savoir relativiser sans les écarter les mots de l’autre par le réel, mais aussi ses valeurs, ses propres objectifs.
Si malgré la légèreté de ces propos, un soudain mal de tête apparaissait, cliquez sans tarder sur le petit pictogramme en haut à gauche du Blog ... effet immédiat garanti !!!

vendredi 21 septembre 2007

Les Jeunes Agricuteurs du Gers ont relevé le défi!

Les 14, 15 et 16 septembre, nous étions réunis à Masseube, sur le site de l'Institut St Christophe, qui accueillait l'événement Pays' en Fête organisé par les JA du Gers, pour célébrer la 54ème Finale Nationale de Labours.

Vingt-cinq ans après la finale qui avait eu lieu sur le canton de Lombez, nos jeunes entrepreneurs du monde agricole gersois ont su être à la hauteur, et ont proposé aux professionnels, scolaires, grand public et officiels, une manifestation de qualité où 70000 visiteurs sont venus découvrir le savoir faire et le savoir vivre de notre agriculture locale!

Mrs P Campo, JC Rigaud, C Tramont et L Bennet assistant au discours d'inauguration de la finale

Premier partenaire des jeunes agriculteurs du Gers, le Crédit Agricole Pyrénées Gascogne était doublement présent sur le site. L'affluence a été très importante sur le stand CA et le camion podium Agilor, vivement animés grâce à une très forte implication de l'équipe Agilor, des assureurs agricoles du pôle Gascogne et de l'équipe commerciale de l'agence territoriale de proximité.


Camion Podium de l'équipe Agilor (M. Pagnac et P. St Pé)









Le Ministre de l'Agriculture Michel Barnier sur le stand Crédit Agricole, entouré de Laurent BENNET, Directeur du Gers, et de Jean Jacques Fitan, responsable d'agence à Masseube.







Le premier conseiller aux affaires agricoles de l'ambassade d'Allemagne, aux côtés d'Olivier Lagrave, responsable des assureurs agricole du département du Gers


Des expositions de tracteurs anciens au pôle animal, en passant par les vols de montgolfières et les dégustations de spécialités culinaires du département ... sans oublier bien sûr le concours de labour, où se sont affrontés des passionnés venus de tout le territoire national, tout était réuni pour faire de cet événement une franche réussite sous un soleil de plomb!










Exposition de tracteurs anciens
Départ de la Finale de Labour le dimanche midi

Christian Théodore, jeune retraité de l'agence de Masseube
se prépare pour un baptême de l'air en montgolfière




Nous félicitons les Jeunes Agriculteurs pour cet exemple de dynamisme et nous sommes très heureux de les avoir accompagnés dans moment si important.


Rendez-vous dans 25 ans pour la prochaine finale gersoise!

jeudi 20 septembre 2007

Une nouvelle Bloggeuse !

Une nouvelle venue sur la BLOG … c’est avec beaucoup de plaisir que je vous présente Marie CARMONA qui a rejoint l’équipe de Pyrénées Gascogne après une dizaine d’années en Argentine et au Venezuela. Elle est chargée de l’accompagnement des jeunes repreneurs d’entreprises agricoles dans le département du Gers. Elle se remet à peine des efforts déployés pour l’organisation de l’événement « PAYS’EN FÊTE », qui s’est tenu le week end dernier à MASSEUBE, mais tient à nous en faire partager les meilleurs moments. Nous attendons avec impatience ses commentaires.

Alors MARIE, soit la bienvenue dans les rédacteurs de ce site, et je compte sur toi pour nous emmener dans le sillage des porteurs de projet du monde agricole et nous donner les clés de leur réussite !

mardi 18 septembre 2007

Garder l'oeil vif et critique

Autre danger, et pas le moindre : se couper du réel ! A trop écouter, trop accorder d'importance aux propos des autres, on risque de perdre de vue SA réalité, SES objectifs :


Le risque est alors d’avoir une lecture de son environnement complètement coupée de la réalité, ou du moins de la vôtre. Poussé à l’extrême, ce schéma symbolise l’aliénation dite « culturelle », illustrée par le processus de fonctionnement des sectes. Donc même s’il est important de prendre en considération la vision de l’autre, il est tout aussi essentiel de la mettre en confrontation avec sa réalité pour avancer dans la construction de son projet.

Il reste, vous l'aurez maintenant deviné, 1 dernier cas de figure : le sujet coupé de tout (le champ social et le réel). Rendez-vous vendredi pour la suite et fin de notre Triangle de SIGAULT.

vendredi 14 septembre 2007

Je suis sûr de moi, je fonce ...

Un premier danger, pour soi, pour les autres, est de se couper, ou d’être coupé en dépit de sa volonté, du champ social : Foncer tête baissée dans son projet, parce qu’on ressent une grande confiance en soi, une certitude absolue d’avoir compris son environnement, une lecture fine et exacte du réel … et se priver en même temps de l’écho de son environnement social, sa famille, ses amis, ses conseillers qui ne savent faire qu’une chose : semer le doute dans votre esprit (les fameux OUI, MAIS…)! Et pourtant, dans la phase de réflexion et de construction de votre projet, le regard de l’autre est PREMIER, d’abord parce que demain, vous serez également confronté à ce regard, et ce sera « pour de vrai » comme disent nos enfants ! Autant profiter aujourd’hui des remarques suscitées chez les autres par votre projet, les mettre en confrontation avec vos arguments, vos convictions et faire d’éventuels arbitrages nécessaires. Ensuite parce que certains sont mieux placés que vous pour connaître le terrain sur lequel vous vous aventurez : l’ancien chef d’entreprise si vous êtes repreneur bien-sûr, mais aussi (et peut-être surtout) ses salariés, ses clients, ses fournisseurs, ses collaborateurs, son comptable....

mardi 11 septembre 2007

Le TRIANGLE de SIGAULT

Nous y sommes ! Le triangle de SIGAULT positionne le travail comme producteur de santé. Pour comprendre la dynamique entre le sujet, l’univers de travail (réel) et la champ social (autrui), il s'appuie sur 3 théories :

1ère théorie, celle du sujet : Par le travail, nous cherchons tous à nous accomplir, il est révélateur pour chacun de nos potentialités (parfois cachées !) et c’est un instrument privilégié dans la construction de notre identité. Le créateur va, par son acte, aller à la rencontre de lui-même et explorer ses capacités qu'il sait (ou pense) ne pouvoir mettre en oeuvre dans un autre contexte.
2ème théorie, celle du travail : Même si nous recevons tous des consignes de travail (ce qu’on appelle en psycho le travail prescrit), il existe toujours un espace plus ou moins grand d’ajustement qui signe une certaine résistance au réel, et génère de l’invention, de la création. Peut-on déjà supposer (oui, on le peut !) que le créateur recherche un espace le plus grand possible ? Par une prise de liberté sur les contraintes liées à son travail ?
3ème théorie, celle de la société : Le regard de l’autre dans la construction de notre identité est, de même que le travail, fondamental. Par nos actions, au travail comme ailleurs, nous recherchons la reconnaissance de notre entourage, et également un bien-être personnel par la mise en adéquation de nos valeurs avec la mesure des effets sociaux de nos actes. La création d'entreprise s'adresse aussi aux autres ; par son initiative, le créateur ou le repreneur cherche à imprimer sur son entourage une image de lui, et recevoir en retour reconnaissance et valorisation.

C’est tout pour aujourd’hui … la suite au prochain numéro !