mardi 18 septembre 2007

Garder l'oeil vif et critique

Autre danger, et pas le moindre : se couper du réel ! A trop écouter, trop accorder d'importance aux propos des autres, on risque de perdre de vue SA réalité, SES objectifs :


Le risque est alors d’avoir une lecture de son environnement complètement coupée de la réalité, ou du moins de la vôtre. Poussé à l’extrême, ce schéma symbolise l’aliénation dite « culturelle », illustrée par le processus de fonctionnement des sectes. Donc même s’il est important de prendre en considération la vision de l’autre, il est tout aussi essentiel de la mettre en confrontation avec sa réalité pour avancer dans la construction de son projet.

Il reste, vous l'aurez maintenant deviné, 1 dernier cas de figure : le sujet coupé de tout (le champ social et le réel). Rendez-vous vendredi pour la suite et fin de notre Triangle de SIGAULT.

vendredi 14 septembre 2007

Je suis sûr de moi, je fonce ...

Un premier danger, pour soi, pour les autres, est de se couper, ou d’être coupé en dépit de sa volonté, du champ social : Foncer tête baissée dans son projet, parce qu’on ressent une grande confiance en soi, une certitude absolue d’avoir compris son environnement, une lecture fine et exacte du réel … et se priver en même temps de l’écho de son environnement social, sa famille, ses amis, ses conseillers qui ne savent faire qu’une chose : semer le doute dans votre esprit (les fameux OUI, MAIS…)! Et pourtant, dans la phase de réflexion et de construction de votre projet, le regard de l’autre est PREMIER, d’abord parce que demain, vous serez également confronté à ce regard, et ce sera « pour de vrai » comme disent nos enfants ! Autant profiter aujourd’hui des remarques suscitées chez les autres par votre projet, les mettre en confrontation avec vos arguments, vos convictions et faire d’éventuels arbitrages nécessaires. Ensuite parce que certains sont mieux placés que vous pour connaître le terrain sur lequel vous vous aventurez : l’ancien chef d’entreprise si vous êtes repreneur bien-sûr, mais aussi (et peut-être surtout) ses salariés, ses clients, ses fournisseurs, ses collaborateurs, son comptable....

mardi 11 septembre 2007

Le TRIANGLE de SIGAULT

Nous y sommes ! Le triangle de SIGAULT positionne le travail comme producteur de santé. Pour comprendre la dynamique entre le sujet, l’univers de travail (réel) et la champ social (autrui), il s'appuie sur 3 théories :

1ère théorie, celle du sujet : Par le travail, nous cherchons tous à nous accomplir, il est révélateur pour chacun de nos potentialités (parfois cachées !) et c’est un instrument privilégié dans la construction de notre identité. Le créateur va, par son acte, aller à la rencontre de lui-même et explorer ses capacités qu'il sait (ou pense) ne pouvoir mettre en oeuvre dans un autre contexte.
2ème théorie, celle du travail : Même si nous recevons tous des consignes de travail (ce qu’on appelle en psycho le travail prescrit), il existe toujours un espace plus ou moins grand d’ajustement qui signe une certaine résistance au réel, et génère de l’invention, de la création. Peut-on déjà supposer (oui, on le peut !) que le créateur recherche un espace le plus grand possible ? Par une prise de liberté sur les contraintes liées à son travail ?
3ème théorie, celle de la société : Le regard de l’autre dans la construction de notre identité est, de même que le travail, fondamental. Par nos actions, au travail comme ailleurs, nous recherchons la reconnaissance de notre entourage, et également un bien-être personnel par la mise en adéquation de nos valeurs avec la mesure des effets sociaux de nos actes. La création d'entreprise s'adresse aussi aux autres ; par son initiative, le créateur ou le repreneur cherche à imprimer sur son entourage une image de lui, et recevoir en retour reconnaissance et valorisation.

C’est tout pour aujourd’hui … la suite au prochain numéro !


vendredi 7 septembre 2007

La dimension PSYCHOLOGIQUE de la création d’entreprise


Si vous avez consulté mon profil, vous le savez déjà, mon truc à moi (entre autres !), c’est la psycho, et plus particulièrement l’étude des relations qui se tissent entre chacun de nous et notre milieu de travail. La psychologie du travail s’est au fil des temps déclinée en de nombreuses disciplines, dont celle de la psychodynamique. Cette branche s’attarde sur les mécanismes psychiques qui, dans le travail, sont producteurs de santé, de plaisir ou de souffrance et de mal-être. Mais où veut-elle en venir me direz-vous ? Eh bien je pense que le phénomène de la création d’entreprise, entendu sous l’angle des processus psychiques qui anime chaque créateur, n’échappe pas à ces principes. Aussi je vous propose à travers un concept simple (concept = « outil à penser » SCHWARTZ) de penser la création et les phénomènes qui vont impacter les décisions, les doutes, la prise de conscience, le gain de confiance, … étapes par lesquelles va inévitablement passer tout créateur. Cet outil s’appelle « Le triangle de SIGAULT ». Quand je l’ai découvert, j’ai pensé qu’il pouvait très bien « modéliser » certains aspects de la création d’entreprise, et plus particulièrement les liens du créateur à son environnement (le réel) et à ses partenaires au sens large (autrui). Rendez-vous la semaine prochaine pour en savoir plus …. D’ici là si votre curiosité est assez aiguisée, vous pouvez aller sur la toile pour en savoir plus …..

lundi 3 septembre 2007

Devenir Patron de ses anciens collègues …


"Le penseur ", 1978, CHAÏBIA, artiste marocaine
Comme Marie-Hélène ARBENOITZ vous retrouvez-vous du jour au lendemain avec un choix draconien devant vous : reprendre l’entreprise dans laquelle vous travaillez ou risquer d'être dirigé par un nouveau patron … duquel on ne connaît rien !

Un des soucis à surmonter dans la reprise d’entreprise est la réaction de l'entourage professionnel. Marie Hélène ARBENOITZ témoigne de son expérience : « Je suis fière d’avoir préservé les emplois. Ca ne se passe pas bien avec l’une des salariées, qui n’accepte pas mon changement de statut, elle a démissionné, on ne peut pas contraindre quelqu’un qui se sent mal, c’est mieux comme ça, et puis ce malaise se faisait sentir sur toute l’équipe, c’est pas bon. Sinon pour les autres, tout va bien. Dans un premier temps, elles ont eu peur qu’avec mon nouveau rôle, mon caractère et mon rapport à elles changent, mais elles voient aujourd’hui que ce n’est pas le cas. Il faut une bonne dose de patience, expliquer et ré-expliquer plusieurs fois les choses sans s’énerver. Une bonne ambiance entre les salariés, ça se travaille, et c’est un gage de réussite : les clients sentent très vite si le climat est sympa ou pas, si les gens s’entendent ou pas. L’effet est direct sur le chiffre d’affaires ! ». La lecture de ces mots m’inspire une réflexion : une des clés de réussite serait en fait « savoir rester soi-même dans le changement ». Bien sûr le changement de rôle entraînera des changements d’attitude, plus de décisions à prendre, plus de problèmes à résoudre et de compromis à trouver … mais dans le fond il faut aussi savoir rester soi, certainement pour rassurer son entourage et ainsi garder sa confiance ... Challenge pas facile je crois, non ?

« Je me rends compte qu’il faut être passionné par son métier, ça aide à surmonter les moments difficiles, il faut aussi peut-être être un peu fou !!! » (Marie Hélène ARBENOITZ)

mardi 28 août 2007

Toutes les sources de financement sont bonnes


Il n'est jamais trop tôt pour se lancer. Mais pour notre sujet du jour, il faudra à cette récipiendaire du gâteau attendre quelques années.
Pourquoi ?
Pour bénéficier des mesures relatives aux dons d'espèces, promulguées dans la toute dernière loi relative au travail et à l'emploi (loi du 21 août 2007).
Et ces mesures (qui reprennent l'esprit de mesures similaires édictées dans le cadre des dispositions favorisant transmissions et investissements) ont été commentées par l'administration fiscale dès le 24 août.
Que prévoient-elles ?
Un majeur qui se trouverait être fils ou fille, petit-fils ou petite-fille, arrière petite-fille ou petit-fils, nièce ou neveu du donateur serait exonéré de tout droit de donation dans la limite d'un don de 30.000€.
Les oncles et tantes ne peuvent donner qu'à leur propre neveu ou nièce (ceci excluant les nièce ou neveu par alliance).
Ce don doit être consenti en numéraire. Cette notion recouvre les dons d'espèces proprement dites et les dons consentis par chèque, mandat ou virement.
Pour se lancer dans le commerce ou les affaires, voilà une source financement au meilleur taux fiscal qui existe. Cette exonération à hauteur de 30.000€ reçus se cumule avec les abattements classiques (par exemple l'abattement de 150.000€ sur la part reçue par chaque enfant).
Ainsi que les textes l'ont récemment prévu, l'abattement se reconstitue tous les six ans. Un don de 30.000€ fait en 2007 bloque la donation suivante en exonération de droits jusqu'en 2013 (le calcul se fait de date à date).
Le don peut être rédigé par un notaire ou par le donateur lui-même. Dans ce cas, il aura intérêt sur le site http://www.impots.gouv.fr/ à se procurer l'imprimé 2731 qu'il ne lui restera plus qu'à remplir.
Un peu d'humour pour finir : le commentaire de l'administration fiscale énonce que le donateur doit avoir moins de 65 ans au moment de la donation, ce qui doit à notre avis limiter le nombre de don consenti à un arrière petit-enfant. Un rapide calcul montre que cette situation se trouve chacun des intervenants était parent à dix-huit ans...

lundi 27 août 2007

Créer une entreprise dans une zone de tourisme …


La création d’entreprise dans une zone fortement touristique présente de nombreux attraits, dont le plaisir bien sûr de vivre toute l’année dans un cadre agréable où beaucoup ne passent que quelques jours par an.

L’activité y est souvent saisonnière et, moyennant un « coup de bourre » sur 3 mois, le reste de l’année est plus « tranquille ». Les professionnels peuvent en conséquence se permettre de fermer leur établissement un bon mois pour s’envoler et se ressourcer sous les tropiques ou ailleurs.

Mais, car il y a un « mais », le plus dur dans ces conditions est souvent de trouver le personnel pour cette fameuse haute saison : « La côte et les zones touristiques présentent à ce titre un « faux » attrait. "Les jeunes sont séduits par le cadre, viennent travailler, et se rendent vite compte qu’ils ne peuvent profiter pleinement des joies de la côte. Alors ils démissionnent et repartent » souligne Michel LE BERRE.

Le recrutement est un vrai problème, à plus forte raison dans les zones de tourisme. Il faut ajouter à cela les difficultés pour ces jeunes à se loger, se nourrir à moindre frais … et quand même profiter un peu de leurs vacances.

Pour séduire, les employeurs doivent alors faire appel à leur imagination : proposer un logement, indemniser les déplacements, proposer des services ....

Et vous, quels sont vos trucs et astuces pour attirer de nouvelles recrues ?

jeudi 2 août 2007

Je ne pars pas en vacances … je suis chef d’entreprise !!!


Ah Oui ? Seriez-vous, comment dire, irremplaçable ? Certainement , vous êtes bien entendu une personne unique et les décisions que vous prenez relèvent tout autant de votre position (de chef) que de votre personnalité, votre histoire, vos relations. Donc quand vous n’êtes pas là, le pire peut arriver ! Mais dites-moi, cette situation est terriblement angoissante … Pour les vacances, on peut s’arranger, il n’y a qu’à les supprimer ! Mais si demain un platane se met en travers de votre route, que se passe-t-il ? Rassurez-vous, la nature a horreur du vide et les choses tournent plutôt bien une fois la crise passée. Mes mots peuvent paraître quelque peu ironiques, mais j’ai tellement entendu ce genre de discours … Sérieusement, tout chef d’entreprise que vous êtes, vous êtes avant tout un être biologique qui a besoin de repos, de changement de rythme, de retrouver sa sphère familiale ou amicale le temps d’une pause. Il y a des solutions. Si vous travaillez seul, c’est assez simple, rayez en rouge ou en fluo 1, 2 semaines voir davantage de votre agenda dès le début de l’année, et tenez-vous y ! Un déplacement de 2 jours est annulé au dernier moment, ne vous jetez pas sur la pile de dossiers en attente ! Un petit tour sur Internet, profitez des offres « dernières minutes » et échappez-vous le temps d’un week-end allongé. Si vous travaillez en équipe, si vous managez des salariés, avec un peu d’organisation (dossiers accessibles, informations partagées,…), une bonne dose de confiance, et au pire un téléphone portable (toujours sur messagerie !), ça devrait bien se passer.

Et quel bonheur de retrouver un patron heureux, bronzé, détendu … même si çela ne dure que quelques heures !

vendredi 27 juillet 2007

La création d'entreprise : tous les indicateurs sont au vert !


Les températures estivales à la limite de l'acceptable minent le moral des vacanciers, mais les chiffres de la création d'entreprise montrent un fort enthousiasme pour ces aventuriers des temps modernes : Nouveau record de la création en juin 2007, plus de 27 000 entreprises créées en France, ce qui amènera un rythme annuel désormais au delà des 300 000 entreprises nouvelles. La création fait donc de moins en moins peur, plus des 2/3 des créations survivent au-delà de trois ans, les projets sont mieux préparés, plus réfléchis et certainement bien accompagnés par les diverses structures d'aide et de conseil. Sur le podium des secteurs les plus attractifs, la plus haute marche est occupée ... par les activités financières (27,6 %) suivies de près par l'immobilier (26 %), l'industrie arrive en troisième position avec un peu plus de 20 % des créations. Modérons quand même légèrement ces chiffres ... dans les activités financières se trouvent l'immatriculation des sociétés de prises de participations financières dans diverses structures (holding). De même dans l'immobilier, la constitution de SCI rencontre un franc succès grand public pour la gestion commune de biens, dans un objectif de défiscalisation ou de sécurisation du patrimoine. Finalement, derrière ces chiffres se cache certainement le résultat de la forte progression dans les mois passés des créations dans le domaine du conseil aux entreprises et aux particuliers.
(Source : Les échos 20/07/2007 ; INSEE Conjoncture n°214 et 216)
Pour en savoir plus, concultez le site de l'APCE qui a dressé un panorama complet chiffré et commenté des données de juin 2007 ; cliquez ici

lundi 23 juillet 2007

Le rendez-vous annuel avec ses comptes !


C’est l’heure du bilan … au sens propre comme au figuré. Une fois par an, sauf à être placé sous le régime du micro BIC, vous devez dresser les principaux éléments comptables qui vous permettront d’évaluer les résultats de l’année, et de déclarer à l’administration fiscale le montant de vos revenus sur la période. Et je sais que beaucoup d’entre vous m’aiment pas ce qui peut apparaître comme une formalité fastidieuse. Et pourtant, c’est le moment ou jamais de prendre un peu de recul sur votre situation. Si vous êtes chef d’entreprise à titre individuel, prenez le temps d’un face à face avec votre comptable. Faites vous envoyer les résultats (même prévisionnels) quelques jours avant et analysez-les seul. Notez les questions, les zones d’ombres. Une fois avec votre comptable, votre entrevue prendra vraiment la tournure d'un dialogue constructif et non d'une simple présentation. Si vous êtes en société, vous statuts prévoient une assemblée générale ordinaire annuelle. Derrière ce terme quelque peu protocolaire se cache la volonté du législateur de vous inciter à faire cet arrêt sur image annuel. Si votre société comporte plusieurs associés « réellement impliqués » dans son fonctionnement, prenez le temps de bien organiser cette assemblée. Un bon rapport d’activité est toujours très intéressant et valorisant, vous vous apercevrez que finalement, vous n’avez guère « chômé » et beaucoup de points positifs se révèleront, certains demandant d’ailleurs a être boostés sur l’année qui suit. Ce rapport permet également de nuancer qualitativement les chiffres du bilan ou du compte de résultat (une baisse de chiffre d’affaires peut s’expliquer par une année où du temps a été investi à de la création, à des changements pas encore perceptibles).

Alors au moins une fois par an, levez le nez au dessus du guidon (c'est de saison !!!) … vous mesurerez le chemin parcouru … et découvrirez celui qui se dessine devant vous.