mardi 30 septembre 2008

Crise Financière et Création d'Entreprise

La tourmente actuelle autour des marchés financiers a-t-elle (et aura-t-elle) des répercussions sur l'activité de création et reprise d'entreprises ? Loin de moi l'idée de répondre à cette question somme toute délicate et complexe, mais plutôt de faire un tour d'horizon des publications des spécialistes qui se penchent sur la question dans les colonnes de vos quotidiens ou les lignes de leurs sites.

Les derniers chiffres de la création d'entreprise (Insee - Août 2008), montrent effectivement un net repli : -9.8 % du nombre des nouvelles immatriculations par rapport à la même période 2007. Cependant, les huit premiers mois 2008 restent plus favorables à la création que ceux de 2007, avec une croissance de 5.7 %.

Les créateurs sont-ils donc quelque peu engourdis ? ou ont-ils plus de mal à démarrer ? L'entreprise.com souligne la frilosité des banques à l'égard des PME fraçaises : "La crise financière rend les banques plus regardantes". Le site s'appui sur une enquête menée par l'IFOP dans laquelle 72 % des patrons intérrogés "ont le sentiment que la crise des subprimes a eu, ou aura des effets négatifs sur les conditions d'accès au crédit des entreprises".

Les Echos ont publié dans leur édition d'hier (lundi 29/09) un dossier complet sur ce thème. On y lit entre autre que "les banques ont commencé à traiter les PME de la même manière que les grandes entreprises du fait de la dégradation des conditions économiques". Anne DRIF, auteur du dossier, souligne la meilleure position vis à vis des PME des "banques régionales" vis à vis des "banques généralistes" du fait de leur ressources plus importantes

Enfin, la progression importante de l'activité d'Oséo (+ 20 % sur la première moitié de 2008), banque publique des PME, signale aussi un changement fort dans le financement des PME. Mais, comme le souligne Armaund CADOUX son directeur général, les banques ne nous appellent pas en substitution, mais en appui sur des dossiers à enjeux ou à risques largement supérieur à la moyenne.
En conclusion, la crise financière actuelle doit encourager encore plus qu'hier tout créateur / repreneur à bien préparer son dossier, bien étudier sa future activité pour d'abord se rassurer personnellement sur la réussite de son projet, et ensuite décrocher les moyens et crédits convoités.

mardi 23 septembre 2008

La Diversité


Mon patron est entré ce matin dans mon bureau par cette phrase déroutante … C’est quoi la diversité ? Sommes nous vraiment différents ? … et en quoi. C’est vrai que mon équipe de travail et moi-même avons eu l’étrange idée d’écrire dans nos bureaux une devise : « La diversité créé la Richesse !! »

Il est vrai aussi que ma petite philosophie maison veut que des différences naissent les idées, et des idées les échanges, des échanges les solutions ... etc, etc ...

Le créateur d’entreprise, par exemple, sentira poindre en lui une idée à la lumière des différences qu’il observe entre les comportements des sujets qui l’entourent. De cette idée il fera un objet de réflexion, d’abord personnel (est-ce bien raisonnable ?) puis partagé en cercles de plus en plus larges, afin de construire un projet (solution), fruit de cette somme d’éléments … aboutissant peut-être finalement à un banal compromis ! N'avez vous jamais eu ce sentiment bizarre d'avoir réussi à satisfaire tout le monde ... mais finalement personne, à commencer par vous même ?

A ce stade, je me jette sur Google et tape « citation compromis ». 2 ou 3 d'entre elles illustrent bien ma pensée du moment " La vie quotidienne aliène et voile la vraie vie, la vie quotidienne permet trop de compromis" (Hèlene RIOUX, Romancière québécoise, Un sens à ma vie). Ou encore « Un compromis fait un bon parapluie, mais un mauvais toit » (Robert Lowell, poète Américain, Démocratie).

Pour faire court j’aurais envie de dire : la diversité OUI, à condition qu’elle n’inhibe pas le potentiel créatif des uns et des autres, sous prétexte d’entrer dans le socialement acceptable, le politiquement correct, le compromis, l’EVIDENT qui privera de toute sa substance, de toute sa richesse l’idée première. La diversité est là pour stimuler le potentiel des uns et des autres.

J'accepte bien sûr toute idée et avis divergents ... mais n'en ferai aucun compromis personnel ... Sur ce , bonne soirée !
ps : Je voudrais rassurer mes proches collègues en leur disant que toute ressemblance avec une situation réelle serait bien entendu purement fortuite !

vendredi 12 septembre 2008

Création d'Entreprise et RSA

Le RSA, ou Revenu de Solidarité Active, et une alternative aux minima sociaux actuels : Revenu minimum d’insertion (RMI) ou Allocation de parent isolé (API)- . « L’objectif est de permettre aux personnes titulaires de ces aides de pouvoir reprendre un emploi sans se retrouver dans une situation financière plus défavorable », affirme-t-on au haut commissariat aux Solidarités actives. Le RSA viendra en complément du salaire que la personne percevra du fait de son travail, si celui-ci est inférieur au montant du minimum social perçu antérieurement. L’idée est également de rassurer les entreprises qui hésitent à embaucher un bénéficiaire de minimum social souvent longtemps éloigné de l’emploi.

Les créateurs actuellement bénéficiaires du RMI sont concernés par le RSA : tant que le revenu issu de leur nouvelle activité restera inférieur aux revenus antérieurs à la création, le RSA sera versé pendant 3 ans maximum. Si vous êtes déjà chef d'entreprise, sachez que l'emploi d'un salarié bénéficiares du RSA n'a aucun effet sur le "coût" social de la personne concernée.

Actuellement en test sur 40 départements, dont le Gers, la généralisation du RSA sera débattue au parlement à partir du 22 septembre. Son déploiement national est prévu pour le 1er juillet 2009.


lundi 8 septembre 2008

L'entreprise et la Femme

30 % des créations et des reprises d'entreprise sont conduites par des femmes. Leur présence est plus importante parmi les repreneurs : 26 % des créateurs sont des femmes et 36 % des repreneurs. Avec un âge moyen à la création de 38,2 ans, la première préoccupation de la « créatrice » ou « repreneuse » est « d’assurer leur propre emploi » (65 % contre 51 % chez les hommes. D’ailleurs la volonté d’embaucher des salariés est beaucoup moins affichée, la femme recherchant beaucoup plus un épanouissement personnel au travers d’une autonomie de travail.

Comme on peut s’y attendre, on trouvera une moindre proportion de femmes dans les créations ou reprises du secteur du bâtiment. Elles sont beaucoup plus présentes par le secteur du commerce de détail (21 % contre 13 % chez les hommes), de la santé et éducation (12 % contre 3 % chez les hommes) et du secteur très en vogue aujourd’hui qu’est le service à la personne (10 % contre 1 % chez les hommes).

Réussissent-elles mieux que les hommes ? C’est bien sûr la question que vous vous posez (n’est-ce pas messieurs …) à la lecture de ces lignes ! Eh bien si l’on considère les simples données chiffrées … malheureusement non. Seulement 57 % des entreprises créées par les femmes sont en activité 3 ans après leur création. Ce chiffre s’explique par une formation moindre chez la femme créatrice que chez l’homme, mais aussi parce que la création arrive souvent comme une alternative « forcée » à un retour à l’emploi difficile suite à une interruption de l’activité professionnelle pour élever ses enfants. Le taux de succès est d’ailleurs similaire aux hommes lorsque l’on considère des niveaux de formation équivalents, ou des motivations plus offensives (goût d’entreprendre, opportunité) que défensives (échec dans la recherche d’un emploi salarié).

Pour approfondir le sujet, aura lieu Mercredi 10 septembre à Toulouse la 4ème édition des Rencontres Européennes Femmes & Entreprises à l'Université des Sciences Sociales. Elles auront pour thème "l'Europe par la Créativité" (l’entrée est gratuite). Au programme :
Conférences - débats - 9 ateliers thématiques - Pôle Europe "forum & débats"- Pôle informations (stands d'information sur 3 thèmes : Crée ta boîte-choisis ton métier-Forme toi)- Pôle complémentarité de compétences- Boutique de la créativité

Infos supplémentaires et inscription en ligne : http://www.femmes-et-entreprises.com/ 05 61 57 24 75

source de l'article : Enquête INSEE Sine 2002. Rapport de l'APCE Novembre 2006

vendredi 5 septembre 2008

Envie d'Agir : un site à découvrir

Un site ... pas nouveau mais remarquable dans l'accompagnement du créateur : Envie d'agir est un partenaire à la fois utile (on y trouve de nombreuses brochures et outils pour la présentation de son dossier) et original. Original en ce sens qu'il fait preuve dans la création d'une réelle préoccupation des enjeux du développement durable : humanitaire, citoyenneté, environnement, culture, tous ces domaines sont traités comme de vraies "entreprises", de vraies actions de développement du territoire qui ont leur place à côtés des créations plus "traditionnelles". Normal, le site reçoit le partenariat du Crédit Agricole, la Banque du Développement Durable, aux côtés du CIDJ, de l'APCE et d'autres institutions d'accompagnement des créateurs.

Le site regorge d'idées, de témoignages en tous genres. Vous pouvez même poser votre candidature à des concours de différentes catégories dotés en Prix, et ainsi recevoir un soutien financier appréciable pour votre démarrage.

Alors Rendez-vous sans plus tarder sur : Envie d'agir

jeudi 28 août 2008

IS ou IR ???

Les revenus professionnels qu'ils soient prélevés ou pas nous l'avons vu mardi, subissent le poids des prélèvements sociaux et fiscaux.

Une solution pour palier à ce handicap est de se structurer sous une forme sociétaire (SARL familiales, EURL, EARL pour les agris ….) et opter pour le régime de l’impôt sur les sociétés. Ce régime, assez impopulaire dans le milieu de l’entreprise (il est réputé complexe, exigeant en tâches administratives …) peut s’avérer vraiment intéressant d’un point de vue « optimisation fiscale et sociale » (en clair pour payer moins d’impôts et de charges sociales !).
Le port de Bastia
Pourquoi ?
¤ Primo parce que l’assiette des charges sociales ne sera plus le revenu de l’activité mais la rémunération de gérance versée par la société à son (ses gérants). La part de revenu non prélevée « échappe » ainsi au prélèvement social (sauf CSG et RDS)
¤ Secundo parce que le taux IS appliqué aux revenus de sociétés inférieurs à 38120 € n’est « que » de 15 % (et non de 33 1/3 comme la normale). Si l'ensemble de vos revenus vous placent à l'IR sous une tranche supérieure, l’option s’avère intéressante.

¤ Tercio les revenus que vous vous verserez en votre qualité d’associé (et non plus de gérant) sont classés dans la catégorie des revenus de capitaux mobiliers. Ces dividendes bénéficient à ce titre, d’un abattement de 40 %, avec une possibilité d’opter pour le prélèvement forfaitaire libératoire (PFL).

Seule contrainte : l’option à l’IS est irrévocable. Mieux vaut donc être sûr de son choix et prendre conseil auprès d’un spécialiste averti.

La future Loi de Modernisation de l'Economie devrait cependant atténuer l’impact social sur les professionnels placés sous le régime de l’impôt sur le revenu (voir articles sur le Blog en date des 5 et 11 août).

mardi 26 août 2008

Bien choisir son régime fiscal ...

La liberté … c’est avoir le choix disent certains. Je ne sais pas si l’on peut vraiment t parler de liberté lorsqu’il s’agit de verser son obole dans l’escarcelle de l’état, mais beaucoup d’entre vous, créateurs, repreneurs avez en tout cas le choix en matière fiscale.

La plupart du temps, le démarrage d’activité, qu’il soit à titre individuel ou sociétaire, se fait sous le régime de l’impôt sur le revenu (IR). C’est à dire que vous êtes invité à calculer le revenu réel

Les îles Lavezzi au large de la Corse
(produits – charges) ou forfaitaire (% du Chiffre d’affaires) sur une période donnée (exercice) et à le porter sur votre déclaration annuelle de revenu. Ce revenu sert ensuite de base au calcul de vos charges sociales.

Le hic (car il y en a 1 !), c’est que, à l’inverse d’un salarié pour lequel l’intégralité du revenu est disponible pour les besoins d’ordre privés, le revenu d’un professionnel quel qu’il soit n’est pas entièrement dirigé sur le budget familial ou personnel. Tout Pro ou Agri sait bien qu’il va devoir conserver dans le giron de son entreprise une partie des bénéfices d’une année, pour se constituer une réserve financière (fond de roulement), autofinancer les investissements futurs ou encore rembourser le capital des prêts souscrits (ils ne constituent pas une charge). Si bien que les charges sociales vont peser non seulement sur le revenu prélevé, mais aussi sur la partie de revenu qui va rester dans l’entreprise.

La suite dans quelques jours .....

mardi 19 août 2008

Les Marchés à Terme : un véritable outil de pilotage de son Exploitation Agricole

Volatilité des Prix, contrats financiers Euronext, spéculation sur les céréales, autant de notions pour le moins obscures qui ont été évoquées en cette matinée du 27 juin, à Castelnau Magnoac, devant une assemblée d’une trentaine de personnes : Agriculteurs, professionnels des Centres de Gestion et autres partenaires des Agriculteurs.

C'est étonnant et pourtant très vrai : les marchés boursiers peuvent aussi ... sécuriser le revenu des professionnels agriculteurs dans un contexte de forte variation des prix. Rendez-vous compte : le prix de blé a varié de plus de 280 €/t au printemps dernier à 177 € fin juillet 2008 (Prix FOB pour les avertis), soit une chute de 37 % en quelques semaines. Difficile dans ce contexte de prévoir, gérer et assurer un revenu sur l'année. Les marchés à terme sont un véritable outil de gestion à disposition des céréaliers, mais aussi éleveurs ou producteurs de porcs, à conditions toutefois de savoir bien manoeuvrer dans un univers qui demande beaucoup d'expertise et de clairvoyance.

C'est pour sensibiliser les agriculteurs qu'Olivier COIGNAC, responsable de l’association ADACM qui œuvre dans le département des Hautes Pyrénées pour le développement d’une agriculture performante et dynamique, a initié une réunion animée par le Crédit Agricole Pyrénées Gascogne. La banque verte offre en effet tous les outils nécessaires aux agriculteurs qui, une fois armés d'une solide formation, peuvent utiliser les marchés à terme pour mieux gérer leur exploitation.
L’objectif affiché d'une telle rencontre était de « démystifier » le thème des Marchés à Terme : en comprendre les principes, en connaître les enjeux et savoir si cet outil de pilotage peut être utile sur son exploitation. Mission réussie puisque la plupart des participants ont souhaité poursuivre la démarche avec une formation plus poussée destinée à "dompter" les marchés à terme et les utiliser en toute sécurité.

Jean Marc CAZENEUVE, Directeur des agences de MAGNOAC-BAISE et NORD-BIGORRE s’est félicité de la réussite de cette rencontre : « Les agriculteurs apprécient quand le Crédit Agricole leur montre que nous sommes toujours LA Banque partenaire n° 1 de l’agriculture. Ces animations nous positionnement clairement en ce sens, assurent notre attachement toujours fort à l’agriculture, et montrent aussi que nous savons répondre présents sur des offres originales Haut de Gamme, quand nous sommes plus traditionnellement reconnus sur le domaine du crédit. »
Pour en savoir plus : Pleinchamp.com : Le site n°1 en Agriculture.

lundi 11 août 2008

La Loi de Modernisation de l’Economie : le Volet Financement et Garanties

Aujourd’hui, le statut d’entrepreneur individuel implique une protection patrimoniale à l'unique niveau de sa résidence principale : ce sera à partir de 2009 l’ensemble des bien fonciers (bâtis et non bâtis) non affectés à un usage professionnel qui deviendront « insaisissables », hormis bien entendu les garanties réelles nécessaires pour l’accès à certains crédits bancaires.

L’entrepreneur individuel pourra également créer une Fiducie Quesako me direz-vous ?
Bonifacio - Sud Corse
En France, la fiducie a été introduite dans le code civil en février 2007 pour ne concerner que les sociétés soumises à l’Impôts sur les Sociétés (le constituant) envers les établissements de crédits (appelés fiduciaires). La fiducie est l'adaptation hexagonale du trust anglo-saxon. Il s'agit simplement d'un transfert de propriété limité dans le temps et dans l'usage : le fiduciant transfère son droit de propriété au fiduciaire, qui s'engage à le gérer et à le restituer à une date donnée. Nouvelle forme de garantie de créances, la fiducie en tant que régime volontaire et contractuel, permet à toute une série de catégories de personnes d'être déchargée de la gestion de biens, tout en les attribuant à une personne de confiance (le fiduciaire) qui doit les gérer avec loyauté et attention (ou diligence) pour leur bénéfice.

Enfin il est également question de créer un véritable dispositif de « réserve spéciale d’autofinancement » afin d’alléger le poids fiscal et social sur la partie de revenu non prélevée et consacrée à l’autofinancement de l’entreprise.
Soyez donc attentifs aux prochaines sorties de décrets, et intégrez d'ores et déjà ces nouvelles données à votre projet de création.

mardi 5 août 2008

La Loi de Modernisation de l’Economie


La croissance est en berne, les entreprises (surtout petites et moyennes) n’ont pas le moral … et surtout un tiers des français et 2 tiers des jeunes se disent prêts à créer un jour leur propre entreprise. Voilà les données de départ d’un ensemble de mesures récemment adoptées par le parlement qui s’appliqueront dès 2009 à l’ensemble des entreprises de notre territoire national, une fois les 20 ordonnances et pas moins de 123 décrets nécessaires publiés.

L’objectif du gouvernement est clair : gagner 0,3 % de croissance, créer 50 000 emplois annuels par une simplification administrative des obligations des entreprises et un important allègement fiscal et social, couplés à des périodes de transition destinées à ne pas freiner les potentialités de développement sous prétexte de complexification de la gestion et explosions des coûts sociaux / fiscaux à cause du franchissement de seuils (nb de salariés).

1ère innovation concernant les futurs créateurs : la création du Statut de l’Auto-Entrepreneur

Le principe : j’ai une idée, je fais (je teste) et après je vois … et je ne paie que sur la base de ce que je gagne :

¤ Simple déclaration auprès du CFE
¤ Suppression de l’autorisation administrative pour utiliser son domicile comme local professionnel
¤ Interruption de l’activité selon formalités simples
¤ Charges sociales assises sur le Chiffre d’affaires mensuel ou trimestriel
¤ Suppression de l’assujettissement à la TVA
¤ Exonération de taxe professionnelle pendant 3 ans



Bien d'autres mesures vont accompagner cette loi, nous découvrirons ensemble la prochaine fois celles concernant le financement et les garanties.